Archive for the 'Parité' Category

Rions un peu (jaune) le 8 mars

merci à EELV de Seine Maritime pour ce bon mot
Dans les Hauts-de-Seine, 17 suppléants UMP sur 24 sont des femmes pour les cantonales 2011 (idem pour le FN)

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8 mars, Journée internationale des femmes

Il y a des années que j’assiste ou je participe à des manifestations organisées au tour de la journée de la femme  avec des thèmes comme l’égalité professionnelle, la parité en politique, la gestion des temps, que je vois revenir les témoignages de femmes fortes dans les magazines féminins.

L’une des nouveautés fortes de ce 8 mars 2011 est le rôle joué par les femmes au sein du printemps arabe. Mais là encore certains discours manquent de nuances. L’espace de quelques heures on a le sentiment que ce sont les femmes qui font la révolution et que miraculeusement la mixité dans les espaces publics s’est installée. Des événements forts et symboliques ont lieu mais ne sous-estimons pas les résistances de l’ordre ancien.

Au delà de l’actualité, le sujet de l’égalité entre hommes femmes continue de buter sur l’articulation entre différence et égalité. L’émancipation des femmes est loin d’être réalisée y compris dans un pays comme la France où les différentiels de salaires et le partage des responsabilités restent très sexués. Mais les difficultés à réaliser l’égalité tiennent aussi  à la  permanence de modèles normatifs,  masculin et féminin, très forts.
Si vous interrogez  un échantillon représentatif d’hommes puis de femmes sur le thème « qu’est ce qu’une vie réussie ? » Il y a fort à parier que les réponses seraient très « genrées ».

Si les conditions de l’égalité scolaire peuvent encore être critiquées, c’est souvent après les études,  dans les parcours de vie que les situations des hommes et des femmes se structurent très différemment. Les renoncements professionnels des femmes vont de pair avec le fait choisi ou non d’être en première ligne Lire la suite ‘8 mars, Journée internationale des femmes’

Candidats sur le canton Issy-les-Moulineaux Est

Parti socialiste: Joseph Dion, remplaçante Françoise Daviot

Europe Ecologie Les Verts: Lucile Schmid, remplaçant Didier Hervo

UMP-NC: Paul Subrini, remplaçante Edith Letournel

Front de Gauche: Marc Boulkeroua, remplaçante Isabelle Codina

Front National: David Delière, remplaçante Alexandra Piel

Mouvement Democrate: Okan Germiyan, remplaçante Marie-France Gaillon


sur le canton Issy-Est
: 1 femme pour 5 hommes… beau score!
Et à Vanves? 1 femme,
(Corinne Praznoczy, EELV) pour 5 hommes.
Et ailleurs? (ici)

Carte du Canton - LucileSchmid.org

L’abstention un message ? Une attente ? Des surprises ?

Hier à Grenoble  dans le cadre des Etats généraux du renouveau (forum libération) je participe à un atelier sur l’abstention. Que veut-elle dire ? Pourquoi atteint-elle régulièrement un niveau élevé, de plus en plus élevé ? Le thème de l’atelier lie la présence des femmes en politique et la nécessité de faire diminuer l’abstention. Les femmes pourront-elles par leur présence en politique inciter à voter davantage ? Peuvent-elles incarner le renouveau ?

A cette question pas de réponse générale évidemment. Une femme en politique c’est d’abord une personne portant des convictions, un projet, un comportement.

Plus intéressant me semble être le sujet de l’évolution de l’abstention lors des dernières élections. En 2002 on se rappelle du traumatisme de Lionel Jospin devancé par Jean Marie Le Pen en grande partie à cause d’un niveau d’abstention record dans une élection présidentielle. En 2007 la participation Lire la suite ‘L’abstention un message ? Une attente ? Des surprises ?’

Cantonales d’Issy – Contexte et orientation

En 2008, dans Parité Circus, je revenais sur l’orientation que j’avais voulu donner à ma campagne législative de 2007.

L’orientation de ma campagne était sans ambiguïté: à l’opposé du positionnement d’André Santini. Mon programme, c’était le non-cumul intégral des mandats si j’étais élue députée, en insistant sur le renouvellement générationnel et l’accès des femmes aux responsabilités, l’accent mis sur mes compétences en matière de réforme de l’Etat et de finances publiques, d’immigration et de diversité. Comme à chaque campagne, certaines bonnes âmes me conseillèrent de ne pas dire que j’étais énarque et de dissimuler au mieux que mon port d’attache était au ministère des Finances. Comme chaque fois, je décidais d’assumer cette identité professionnelle. Je ne me suis tout de même pas forcée à faire l’ENA, avec une bourse et en y consacrant de longues années moroses de ma jeunesse, pour en avoir honte ensuite!

Je souhaite revenir sur le sens de ma candidature aux cantonales à Issy face au candidat UMP sortant Paul Subrini.

Après la fusion d’Europe écologie et des Verts à Lyon ce week-end et la création d’un nouveau mouvement de l’écologie politique deux messages ressortent :

     

  • la volonté de créer un mouvement dont le projet et l’identité politique soient selon les mots de Daniel Cohn Bendit contre les inégalités sociales, « au delà de la gauche » et ancré dans l’antisarkozysme ;
  • l’obligation d’ouvrir le monde politique à la société, de le « déprofessionnaliser » et de le rendre plus exemplaire (non cumul…).

Dans ce contexte, quel est l’enjeu de ces élections cantonales pour les candidats de notre mouvement? Que signifie pour moi être candidate Europe écologie-les verts sur le canton d’Issy Est ?

Ne nous trompons pas d’abord d’échelle. Il s’agit bien d’élire les conseillers généraux au niveau du département des Hauts de Seine, et non de faire un galop d’essai municipal. Il s’agit aussi de la dernière élection cantonale avant la réforme territoriale qui fusionnera les mandats de conseiller régional et de conseiller général. L’échelle territoriale à venir est celle d’un territoire où les décisions auront une portée nationale, voire européenne, surtout en Ile de France, surtout dans le département des Hauts de Seine dont le PIB est égal à celui de la Belgique.

Pour l’identité politique, nous devons donner chair à un positionnement qui ne doit surtout pas être le « ni, ni ». C’est en le déclinant en projet alternatif au projet départemental de l’actuelle majorité des Hauts de Seine que nous pourrons convaincre. Comme Eva Joly a pu le faire sur le budget et la fiscalité au niveau national, prenons le risque de proposer d’autres politiques pour notre département. Qu’il s’agisse du contenu (lutte contre les inégalités sociales et territoriales, transports, aménagement du territoire, équipement scolaire et logement…) ou de la méthode (démocratie, économie, débat politique…) nous pouvons faire autrement, et mieux. Nous devons faire une proposition ambitieuse et qui porte sur l’ensemble des sujets d’intervention du département. L’écologie politique est une pensée de la société, elle est une pensée de gouvernement, elle doit être visionnaire et gestionnaire;

L’ouverture du monde politique à d’autres profils que les profils traditionnels de ceux entrés en politique jeunes et qui par le jeu du cumul des mandats y restent leur vie durant, est souhaitée par de nombreux citoyens… Cette « déprofessionnalisation » est aussi la meilleure manière de faire changer le système. Lors de ma première campagne aux législatives à Issy en 2002 j’avais été « reprise » par un électeur après avoir parlé du « métier » de député. C’est vrai, aucun mandat n’est un métier. Mais beaucoup en font leur métier. Alors assumons d’avoir une profession (j’ai personnellement toujours choisi de concilier activité professionnelle et engagement) une famille et des amis, et de penser pouvoir être un élu sérieux et compétent. Ce serait déjà un programme révolutionnaire. Car aujourd’hui être élu c’est trop souvent d’abord faire de la présence, obéir aux pratiques d’appareil et attendre son tour. Il ne s’agit d’ailleurs pas pour moi de faire de la morale mais d’affirmer clairement que trois questions préalables se posent pour un élu: au service de quel projet, pour quoi faire et avec quelles méthodes démocratiques ?

C’est dans l’une des lignes force de l’identité d’Europe écologie-les verts que se trouve la réponse: passer d’une culture de la soumission à une culture de l’émancipation.

Parité Circus – Extrait

La loi sur la parité sert-elle vraiment la cause des femmes en politique? Question incongrue, en ces temps de « paritémania », du sommet de l’État aux terrains de la politique locale. Femmes ministres au nom de la parité, ascension de Ségolène Royal, municipales de mars 2008 où les listes seront strictement égalitaires: jamais cette notion n’a été autant sanctifiée.
La parité est à la mode. Mais est-elle efficace? Qu’a changé la loi du 6 juin 2000? Les femmes politiques connues du grand public se comptent toujours sur les doigts de la main. Au sein des partis, leur influence reste fragile, réversible et continue de dépendre de la bonne volonté masculine. La parité a changé les images du pouvoir, elle n’en a pas modifié les pratiques. Quel est le rôle d’un ministre dans un gouvernement marqué par l’ultra-présidentialisme, combien de femmes seront-elles maires après les élections municipales de mars 2008*, Ségolène Royal a-t-elle un avenir? Malgré les apparences, l’émancipation féminine en politique reste un défi pour demain.

Lucile Schmid, Parité Circus, Calmann-Lévy 2008

* 10,9% des maires étaient alors des femmes et 13,9% depuis. Source INSEE

Parité Circus – Contexte 2007

Ce que je disais de ma campagne législative de 2007, dans Parité Circus, Calmann Levy 2008.

L’orientation de ma campagne était sans ambiguïté: à l’opposé du positionnement d’André Santini. Mon programme, c’était le non-cumul intégral des mandats si j’étais élue députée, en insistant sur le renouvellement générationnel et l’accès des femmes aux responsabilités, l’accent mis sur mes compétences en matière de réforme de l’Etat et de finances publiques, d’immigration et de diversité. Comme à chaque campagne, certaines bonnes âmes me conseillèrent de ne pas dire que j’étais énarque et de dissimuler au mieux que mon port d’attache était au ministère des Finances. Comme chaque fois, je décidais d’assumer cette identité professionnelle. Je ne me suis tout de même pas forcée à faire l’ENA, avec une bourse et en y consacrant de longues années moroses de ma jeunesse, pour en avoir honte ensuite!


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