Archive for the 'L’invité(e)' Category

Gestion Publique de l’eau, moins couteux plus solidaire, par Anne Le Strat

Anne Le StratAnne LE STRAT est Adjointe au Maire de Paris, Adjointe chargée de l’eau, de l’assainissement et de la gestion des canaux.
Anne a mené pour la Mairie de Paris la re-municipalisation des eaux de Paris.
« L’eau, enjeu de Paris Métropole », à lire ici

Pendant longtemps le débat sur le mode de gestion des services d’eau a été confisqué par les grandes entreprises de l’eau. Il est aujourd’hui possible de faire entendre une autre voix, celle de la gestion publique de l’eau avec des expériences de retour en régie couronnées de succès, que ce soit dans de grandes ou de petites villes.

Depuis le 1er janvier 2010, l’eau coule toujours au robinet des Parisiens mais dorénavant elle est gérée intégralement sous maîtrise publique. En lieu et place des trois délégataires opérant pendant vingt-cinq ans –  la Société d’Economie Mixte pour la production et les filiales de Veolia et Suez pour la distribution – le service de l’eau à Paris est assuré par un opérateur public unique, la régie Eau de Paris, qui rassemble la totalité des métiers et des fonctions opérationnelles, de la production à la facturation. La remunicipalisation de l’eau a été décidée sur la base d’un choix politique et idéologique fort – assumé comme tel : l’eau est un bien commun, d’où la nécessité absolue de maîtriser la ressource et son exploitation, sur la base d’une vision et d’un projet de long terme. Cette réforme importante qui a mis fin à un système opaque et mal contrôlé a été mise en œuvre en un temps record et avec succès. Si la régie n’a qu’un an à son actif, on peut toutefois d’ores et déjà observer les premiers avantages de la gestion publique. Lire la suite ‘Gestion Publique de l’eau, moins couteux plus solidaire, par Anne Le Strat’

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La vidéosurveillance : beaucoup de bruit pour rien, par Caroline Mécary

Caroline Mécary est avocate au barreau de Paris. Elle a participé à différents procès concernant les droits LGBT. Membre de la Commission permanente du Conseil régional dont elle est élue depuis 2011, elle est aussi membre du Conseil d’administration du FRAC (Fonds régional d’art contemporain) et du MOTIF, observatoire du livre et de l’écrit en Ile de France.

 

Aggravant encore la situation pourtant déjà préoccupante, la Loi LOPSSI 2 a entendu généraliser la vidéosurveillance, et faciliter les modalités d’installation des systèmes de vidéosurveillance et d’exploitation des fichiers, allant même jusqu’autoriser des personnes privées à exploiter des images du domaine public.

Ce mouvement, porté par la droite et soutenu du bout des lèvres par une partie de la gauche, témoigne du peu de considération que prêtent les élus qui y recourent aux effets désastreux de la vidéosurveillance sur les libertés publiques, ainsi que du manque d’information de ces derniers s’agissant des effets réels de la vidéosurveillance sur les chiffres de la délinquance.

Dangereuse pour les libertés publiques, la vidéosurveillance s’avère aussi inutile que coûteuse pour la collectivité.

Libertés publiques en danger

La vidéosurveillance, conjuguée à d’autres outils de traçage des individus tels que les fichiers, construit une société de la surveillance généralisée où les libertés publiques sont réduites à néant sous le prétexte fallacieux du bien être des populations surveillées. Nul ne conteste que la généralisation de la vidéosurveillance a pour effet de réduire en conséquence la sphère de la vie privée : les faits et gestes des individus se voient ainsi Lire la suite ‘La vidéosurveillance : beaucoup de bruit pour rien, par Caroline Mécary’

Du bio au collège – témoignage de François Soulabaille

Parole d’expert. EELV propose dans son programme départemental l’introduction large et généralisée de produits bios dans les menus des collèges. J’ai demandé à François Soulabaille de nous en parler.

François Soulabaille, 49 ans.
Adhérent des verts depuis septembre 2006 et à EELV dès le 14 novembre 2010.
Conseiller municipal délégué à la restauration et aux systèmes d’information à Clamart.
Porte parole EELV pour le 92

On croit souvent qu’organiser l’introduction du bio en restauration collective serait compliqué, que le bio plus cher entrainerait une augmentation des tarifs ou une diminution des quantités servies. Les plus critiques vont même jusqu’à affirmer que certains légumes ne seraient pas si bio que ça.

Ce n’est évidemment pas le cas. Les produits bio sont contrôlés par des laboratoires indépendants et le label retiré si le produit ne respecte pas les normes. Par ailleurs, les agriculteurs, conscients du risque prennent des précautions, par exemple en ne cultivant pas en bordure de route ou d’un champ traité aux pesticides.

Quant à la question des prix,  de plus en plus de cantines scolaires Lire la suite ‘Du bio au collège – témoignage de François Soulabaille’


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