Archive for the 'Culture' Category

Culture et sports pour tous

Nous voulons au contraire favoriser les cultures et les sports pour tous sur l’ensemble du territoire.

Proposition 76 : soutenir Lire la suite ‘Culture et sports pour tous’

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7 mars 2011 – J’ai signé le pacte du logiciel libre

Vous le trouverez ici.

Cette signature est conforme au programme départementale porté par l’ensemble des candidats Europe Écologie-Les Verts des Hauts-de-Seine. La proposition 88 du programme propose en effet:

« Pour une meilleure utilisation des fonds publics, soutenir l’usage des logiciels libres pour les applications informatiques départementales, notamment dans les collèges. Proposer les ordinateurs réformés aux associations du département. »

Samedi 5 mars à Issy-les-Moulineaux

5mars à Issy, Que seront nos villes demain?
Issy-Est, Lucile Schmid invite Alain Fleischer, Olivier Mongin, Emmanuelle Cosse et Vincent Gazeilles

Cantonales d’Issy – Contexte et orientation

En 2008, dans Parité Circus, je revenais sur l’orientation que j’avais voulu donner à ma campagne législative de 2007.

L’orientation de ma campagne était sans ambiguïté: à l’opposé du positionnement d’André Santini. Mon programme, c’était le non-cumul intégral des mandats si j’étais élue députée, en insistant sur le renouvellement générationnel et l’accès des femmes aux responsabilités, l’accent mis sur mes compétences en matière de réforme de l’Etat et de finances publiques, d’immigration et de diversité. Comme à chaque campagne, certaines bonnes âmes me conseillèrent de ne pas dire que j’étais énarque et de dissimuler au mieux que mon port d’attache était au ministère des Finances. Comme chaque fois, je décidais d’assumer cette identité professionnelle. Je ne me suis tout de même pas forcée à faire l’ENA, avec une bourse et en y consacrant de longues années moroses de ma jeunesse, pour en avoir honte ensuite!

Je souhaite revenir sur le sens de ma candidature aux cantonales à Issy face au candidat UMP sortant Paul Subrini.

Après la fusion d’Europe écologie et des Verts à Lyon ce week-end et la création d’un nouveau mouvement de l’écologie politique deux messages ressortent :

     

  • la volonté de créer un mouvement dont le projet et l’identité politique soient selon les mots de Daniel Cohn Bendit contre les inégalités sociales, « au delà de la gauche » et ancré dans l’antisarkozysme ;
  • l’obligation d’ouvrir le monde politique à la société, de le « déprofessionnaliser » et de le rendre plus exemplaire (non cumul…).

Dans ce contexte, quel est l’enjeu de ces élections cantonales pour les candidats de notre mouvement? Que signifie pour moi être candidate Europe écologie-les verts sur le canton d’Issy Est ?

Ne nous trompons pas d’abord d’échelle. Il s’agit bien d’élire les conseillers généraux au niveau du département des Hauts de Seine, et non de faire un galop d’essai municipal. Il s’agit aussi de la dernière élection cantonale avant la réforme territoriale qui fusionnera les mandats de conseiller régional et de conseiller général. L’échelle territoriale à venir est celle d’un territoire où les décisions auront une portée nationale, voire européenne, surtout en Ile de France, surtout dans le département des Hauts de Seine dont le PIB est égal à celui de la Belgique.

Pour l’identité politique, nous devons donner chair à un positionnement qui ne doit surtout pas être le « ni, ni ». C’est en le déclinant en projet alternatif au projet départemental de l’actuelle majorité des Hauts de Seine que nous pourrons convaincre. Comme Eva Joly a pu le faire sur le budget et la fiscalité au niveau national, prenons le risque de proposer d’autres politiques pour notre département. Qu’il s’agisse du contenu (lutte contre les inégalités sociales et territoriales, transports, aménagement du territoire, équipement scolaire et logement…) ou de la méthode (démocratie, économie, débat politique…) nous pouvons faire autrement, et mieux. Nous devons faire une proposition ambitieuse et qui porte sur l’ensemble des sujets d’intervention du département. L’écologie politique est une pensée de la société, elle est une pensée de gouvernement, elle doit être visionnaire et gestionnaire;

L’ouverture du monde politique à d’autres profils que les profils traditionnels de ceux entrés en politique jeunes et qui par le jeu du cumul des mandats y restent leur vie durant, est souhaitée par de nombreux citoyens… Cette « déprofessionnalisation » est aussi la meilleure manière de faire changer le système. Lors de ma première campagne aux législatives à Issy en 2002 j’avais été « reprise » par un électeur après avoir parlé du « métier » de député. C’est vrai, aucun mandat n’est un métier. Mais beaucoup en font leur métier. Alors assumons d’avoir une profession (j’ai personnellement toujours choisi de concilier activité professionnelle et engagement) une famille et des amis, et de penser pouvoir être un élu sérieux et compétent. Ce serait déjà un programme révolutionnaire. Car aujourd’hui être élu c’est trop souvent d’abord faire de la présence, obéir aux pratiques d’appareil et attendre son tour. Il ne s’agit d’ailleurs pas pour moi de faire de la morale mais d’affirmer clairement que trois questions préalables se posent pour un élu: au service de quel projet, pour quoi faire et avec quelles méthodes démocratiques ?

C’est dans l’une des lignes force de l’identité d’Europe écologie-les verts que se trouve la réponse: passer d’une culture de la soumission à une culture de l’émancipation.

Roaratorio de Merce Cunningham

L’année dernière Merce Cunningham grand chorégraphe et grand danseur disparaissait. Il y a quelques jours le Théâtre de la ville donnait deux programmes reprenant ces œuvres dansées par la Merce Cunningham dance company. J’ai eu le bonheur d’assister à Roaratorio dont le point de départ est Finnegan’s Wake l’œuvre de James Joyce. La danse se déroule sur une œuvre musicale originale du compositeur John Cage.

Nous sommes emportés par le mouvement des corps, leur beauté, leur audace, leur agilité, leur capacité à danser collectivement. L’ombre du chorégraphe plane sur cette scène, ; cette tournée est celle que Merce Cunningham avait prévu dans son testament artistique, ultime hommage à un demi siècle de création, d’expressivité et d’épanouissement de la danse contemporaine.

Ces danseurs seront bientôt rendus à leur liberté, forts de leur savoir faire, de leur beauté, de leur rayonnement. Et ils continueront à incarner cette interrogation en forme d’appel de Merce Cunningham :

comment préserver la nécessité de rester ouvert devant une situation et ne pas décider à l’avance tout ce que vous êtes susceptible de faire ?

Rester ouvert au monde, ne pas se laisser aveugler par les contraintes, les impératifs, les urgences … c’est un luxe mais aussi un choix spirituel…. et politique ?

Le chaînon manquant de la gauche

Retrouvez ma tribune du 25 juin 2010 parue dans le quotidien libération.

Comment imaginer un projet de gauche en période de crise profonde et de déficits publics, alors que les défis écologiques impliquent de modifier nos manières de produire et de penser le progrès ? C’est aujourd’hui le dilemme de la gauche de gouvernement. La question s’était déjà posée, sans être résolue, en 1983, au tournant de la rigueur. La recherche d’un nouveau modèle économique la rend plus aiguë et crée une nouvelle fois un écart entre vision et raison. C’est ce que reflète le projet politique mis sur la table par Pierre Moscovici au nom du Parti socialiste. S’il reconnaît la nécessité de passer à une autre vision, en intégrant l’écologie… il n’en décrit pas la réalisation. L’avenir apparaît si sombre qu’on n’ose le peindre en rose. Le projet national va-t-il se réduire à la conservation du triple A ?

Lire la suite sur le site de libération

Lire la suite ‘Le chaînon manquant de la gauche’

Europe écologie : le retour en force des idées et d’une vision en politique

article publié sur europe-ecologie.fr

J’ai décidé de rejoindre Europe écologie, en choisissant de démissionner de mes responsabilités au Laboratoire des idées du parti socialiste, après 10 ans passés dans ce parti. Pour deux raisons : le sentiment que la place des idées et les processus démocratiques de décision ne pouvaient changer au PS sans pression extérieure et concurrence à gauche, la conviction qu’Europe écologie donnait d’emblée au projet et au lien avec la société une importance qui n’existe pas dans les structures politiques traditionnelles.

Je souhaite exprimer ici quelques convictions par rapport à ce projet et aux échéances politiques françaises, et en priorité celles de 2012.

Pour moi, le projet d’Europe écologie c’est le retour en force des idées et d’une vision en politique. C’est une question centrale pour la vitalité de notre démocratie que la droite et la gauche de gouvernement ont systématiquement négligée, ou instrumentalisée depuis des années.

La destruction du lien entre politique et pensée du monde est au cœur du sarkozysme. La mise en scène d’une relation avec des intellectuels n’est qu’un moyen parmi d’autres d’occuper l’espace nu du pouvoir. De leur côté, entre passages au pouvoir et opposition, les socialistes n’ont pas réussi à construire un projet et une attitude cohérente. Quant à leur vision du monde, elle reste défensive, embarrassée par la difficulté à concevoir concrètement un modèle de transformation économique et sociale dans la mondialisation. Du coup, l’immédiateté et l’agitation tiennent lieu de temps politique pour l’ensemble des acteurs concernés (opposition, médias). La soi disant ouverture, qui se réduit à une séduction des hommes par l’ambition personnelle, a brouillé les repères ; les mots politiques n’ont plus de sens, annoncent ou cachent des politiques réactionnaires à droite, sont des slogans sans portée concrète à gauche. Le premier acte d’autonomie politique pour Europe écologie c’est de refuser ce raccourcissement du temps et cette vision strictement « occupationnelle » du pouvoir. C’est aussi de refuser une alternance reposant sur la personnalisation et un leadership sans véritable contenu programmatique.

Pour cela Europe écologie doit s’atteler en priorité à définir, faire comprendre et mettre en actes dès aujourd’hui, partout où cela est possible (régions, Parlement européen, groupes de pression associatifs…) son programme de transformation écologique de l’économie et de la société.

Ce qui l’emporte aujourd’hui dans la société française c’est une pensée segmentée, partielle de l’écologie. L’imaginaire politique fonctionne encore en donnant aux socialistes un droit de propriété intellectuelle sur le social -les inégalités, la question de l’emploi, la santé, les retraites-, certains sujets économiques – la reconversion industrielle, les finances publiques- et la gestion des territoires – les transports, une partie de l’éducation, la formation professionnelle et le développement économique. Cette idée reçue doit disparaître. Pour Europe écologie l’enjeu est double : 1) faire entendre que l’écologie est un projet global, 2) imaginer et organiser le passage à l’acte d’un changement de modèle.

Le mouvement des idées en France a traditionnellement plutôt mis l’accent sur les ruptures historiques que sur les transitions. Celles-ci ne sont souvent apparues et n’ont été interprétées qu’a posteriori. Il s’agit ici, au contraire, de les penser a priori dans l’ensemble de leurs composantes (savoirs, production, contenu de la croissance, urbanisme, relations entre le Nord et le Sud, rôle des acteurs publics/privés) et de commencer à les organiser en liant le temps long de la transformation avec celui de son passage à l’acte, celui de l’action politiqe.

Europe écologie doit être une utopie concrète, une utopie en actes, où l’exercice des responsabilités politiques se conjugue avec l’exemplarité des comportements et la curiosité du monde.

Lucile Schmid


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