Ambiance de rentrée(s)

La rentrée est là. Elle est partout, familiale, professionnelle, politique. Cette année l’envie de ne pas céder au stress que peut créer ce nouveau rythme et ses contraintes l’emporte pour moi. Ou plutôt l’envie de savourer cette rentrée, de profiter des événements nouveaux qu’elle apporte, de savoir aussi prendre le temps d’identifier ce qui est important, d’échapper à l’agitation.

Parce que je suis concernée à la fois comme mère de famille et comme élue, je ne peux m’empêcher de penser que c’est d’abord la rentrée scolaire qui reste l’événement numéro 1, que l’on ait ou pas des enfants d’ailleurs. Avec la rentrée scolaire c’est toute la société qui vit différemment. Au travail ces jours là sont différents. Si on peut, on prend un jour de congé, on rentre plus tôt, il y a de l’émotion dans l’air.

Et le travail ? On dit toujours qu’en France on se remet progressivement au travail. J’ai l’impression du contraire. Comme tous les ans les réunions se bousculent, les « urgences » envahissent l’espace. Une amie au chômage depuis deux ans me disait qu’elle se sentait entourée de gens surmenés alors qu’elle était déprimée, elle par le manque de travail, et envahie par le sentiment qu’elle ne serait plus jamais « employable ». La remontée du chômage nous rappelle cruellement que l’exclusion progresse. Comment ose-t-on dire alors que la crise est finie ?

Rentrée politique enfin. Les primaires se sont imposées chez les socialistes. C’est bien et ce n’est pas assez. Ce qui compte d’abord c’est le projet de société et la capacité à donner du concret. Martine Aubry a tracé à La Rochelle les grandes lignes de sa vision, et lié la rénovation et le projet. Dans la foulée le Laboratoire des idées du parti socialiste que j’anime avec Christian Paul organise le 15 septembre sa première soirée politique pour débattre en présence de Martine Aubry avec les producteurs d’idées qui voudraient être associés au projet socialiste. Quels sont les grands débats de cette rentrée ? D’abord la nature de la crise/mutation que nous vivons, comment nous imaginer un avenir commun, entre dans le faire et quitter le monde de la « com ». Ensuite l’urgence sociale et le sentiment de déclassement ressenti par un nombre croissant de personnes. Et puis évidemment, en cette veille d’élections régionales, les territoires, leur place dans la mondialisation, leur rôle économique et social. C’est souvent dans les régions, les département, les communes qu’on invente, qu’on expérimente. Tandis qu’au niveau national on parle, commente , argumente. Comment faire et débattre ? Comment articuler le spécifique et le général, le philosophique et le concret ?

C’est cela aussi le défi des idées politiques…

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